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  • Richner institut

Mon enfant est le roi

L'éducation bienveillante, positive est associée au laxisme ou à l'enfant roi.


En effet dans la croyance populaire éduquer un enfant de manière bienveillante et positive = à éduquer un enfant roi.


Cette nouvelle approche d'éducation engendre des résistances très fortes.

Je vous rassure ; non la bienveillance ce n'est pas laisser tout faire à un enfant, ni répondre à ses moindres désirs ou besoins.

L'éducation bienveillante cherche à éliminer les violences éducatives ordinaires et à valoriser le potentiel de chaque enfant.

Tout d'abord réalisons que nous sommes forgés de croyances bien-pensantes sur la notion d'éducation. Nous trimbalons une pile d'idées reçues de notre propre éducation, de génération en génération.


Oui mais et si on faisait autrement...


Réfléchissons à la règle, à son sens, à quoi répond-elle, en quoi prend-elle en conte l'enfant dans son individualité ?

Perdre le contrôle ça fait peur, mais si on dépassait cette peur . Que trouve-t-on au-delà de cette peur? Il y a d'autres moyens d'action dans le respect de la maturité du cerveau de l'enfant qui tient compte des découvertes modernes en neurosciences.

En surfant sur la vague, des nouvelles pédagogues comme Mme Filliozat et Mme Gueguen nous aident à comprendre ses changements.

Le secret ce n'est pas dire oui à tout, ce n'est pas cesser les règles, ce n'est pas se sacrifier envers et contre tout. Un parent sain est un parent qui s'écoute et qui arrive à concilier à ses propres besoins avec ceux de son enfant. Mais alors comment mélanger tout ça ? Une formule toute simple :


L'écoute et la reconnaissance du besoin.


Un enfant ne fait pas de caprices, un enfant n'est pas manipulateur, un enfant ne vous souhaite pas du mal, ni ne veut vous pousser à bout. Un enfant a besoin d'un cadre sécurisant.

Un cadre sécurisant avec patiente, calme, réconfort, amour et empathie.


Et oui répéter, montrer l'exemple c'est ton métier :)


Quand l'enfant s'oppose, crise, refuse, se bloque, fuit ou devient agressif, il exprime avec tout son corps une problématique qui le touche. Il réagit à des sensations, à des pensées, à des émotions, à des pulsions. L'enfant a besoin d'aide à travers l'écoute active, le silence, attendre à ses côtés que cela passe, lui proposer des petites techniques (respiration, fidgets, doudou, verre d'eau, câlins...), reconnaître sa souffrance et beaucoup de réconfort...


Mais non sera toujours non au terme de la crise, sauf que...


L'enfant ayant reçu de l'empathie, de l'amour, du réconfort, de votre temps, de la compréhension il pourra alors entendre d'autres propositions qui pourront répondre au besoin que vous avez identifié. Il pourra écouter les avantages et les inconvénients de sa demande. Il pourra entendre que vos ressources, vos moyens d'action, vos contraintes rendent sa demande impossible.


Et en lui laissant un peu/beaucoup de temps pour digérer tout ça.


Il arrivera avec votre soutien à proposer ou trouver d'autres alternatives "alors qu'est-ce que tu proposes, comment pourrait-on faire autrement, peux-tu choisir entre x et y comme solutions. On fera ta demande à un autre moment..."


Puis il sera temps de le valoriser


Partagez *à qui mieux mieux* le succès de votre enfant ; les superbes ressources qu'il a eues pour sortir d'une situation compliquée et surtout dites les à votre enfant. Il a toutes les compétences et les ressources, vous êtes à ses côtés pour le soutenir.


et s'il replonge... et ben ce n'est pas grave


Rappelez -ui, qu'il va y arriver, que c'est qu'un mauvais moment, qu'il a trouvé des solutions la dernière fois, que vous êtes là. Rappelez-vous que répéter, montrer l'exemple avec calme et bienveillance c'est votre métier.


et si je plonge...


Si vous craquez, alors l'erreur fait partie de l'apprentissage pour vous aussi. Soyez bienveillant avec vous-même.

1) réfléchissez à la situation et cherchez des alternatives dans le cas où elle se reproduirait "qu'aurais-je pu faire".

2) analysez ce qui vous a touché si profondément pour vous faire perdre le contrôle de vous-même "mes sentiments, mes croyances, mes besoins".

3) Expliquez votre erreur mais ne demandez pas pardon car cela reviendrait à lui transmettre votre patate chaude.


Par Emmanuelle Richner






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