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Les émotions au fil des âges de 4 à 8 ans

Mis à jour : avr. 13


Période accrue en besoins affectifs et d'appartenance.


De 4 à 6 ans

Votre enfant est encore dans la période de la petite enfance, ne l'oublions pas malgré le début de la vie scolaire. Il apprend à ressentir son corps et intègre son schéma corporel. Il commence à projeter et anticiper ses désirs. Il cherche des solutions pour se détendre et relâcher ses tensions. Il comprend plus précisément les émotions des autres et se pose des questions sur le monde qui l'entoure, c'est la théorie de l'esprit qui émerge. Il commence à dissimuler ce qu'il ressent. Aidez-le à continuer à exprimer ses émotions. Encouragez-le lorsqu'il les exprime de manière adéquate en valorisant et reformulant son comportement. Conseillez le sur les bons comportements et les bonnes pratiques. Le jeune enfant peut nommer son émotion et son besoin, en général il mentionne le besoin de sentir le lien avec ses parents (sur mon imagier il choisit le pictogramme de deux parents qui donnent la main à leur enfant. Il doit gérer des bouleversements dans sa vie avec l'entrée à l'école, il a besoin de se rassurer grâce à son lien d’attachement.

Il peut prendre des objets familiers avec lui pour le rassurer (jouets, doudous). Accompagnez votre enfant lors des séparations et des retrouvailles en instaurant des rituels, verbalisez son émotion et rassurez-le en donnant votre confiance aux personnes qui vont l'entourer pendant la journée.

Par le jeu l'enfant apprend le vocabulaire et le ressenti des émotions et des besoins. Les jeux de rôle, les histoires, les marionnettes peuvent aider l'enfant à exprimer ses émotions.


De 6 à 8 ans

L'enfant comprend qu'il ressent plusieurs émotions en même temps et qu'elles changent fréquemment. Il mentionne ses besoins comme un récit de sa journée à l'aide des pictogrammes.

Expliquer ses sentiments aux autres deviennent plus faciles ; il commence à formuler des demandes liées à ses besoins.

Il apprend à prendre en compte le point de vue des autres et à les insérer dans ses propositions de solutions ; il accède à une empathie cognitive. Il s'inquiète pour ses proches et peut anticiper les résultats d'une situation.

J'ai constaté que l'enfant est inquiet de décevoir ses parents, il cherche la réussite et l'appartenance au groupe.

Valorisez-le dès que possible et favorisez ses points forts en lui les verbalisant. Donnez-lui du soutien en l'aidant à apaiser ses ressentis grâce à votre écoute.

Il mentionne aussi le besoin de se défouler. L'énergie qu'il met dans la journée, pour correspondre aux normes sociales et pour rester concentré, a besoin d'être relâchée par l'exercice physique, le jeu de groupe ou en explorant sa créativité.

L'enfant est capable d'apprendre les outils simplifiés de la communication non violente et de commencer à les utiliser entre pairs avec l'accompagnement de l'adulte.


Pour des informations détaillées et scientifiques je vous propose de lire :

Le développement affectif chez l’enfant de Carolyn Saarni, Ph.D. : http://www.enfant-encyclopedie.com/emotions/selon-experts/developpement-affectif-chez-lenfant. Émotion, cognition et action motivée: une nouvelle vision de la neuroéducation de Gerardo Restrepo : https://static1.squarespace.com/static/520e383ee4b021a19fa28bf7/t/54f9d9eae4b0c234ce9b0a04/1425660394094/Restrepo2014.pdf. Neuroéducation : un changement dans les modèles éducatifs traditionnels : https://nospensees.fr/neuroeducation-un-changement-dans-les-modeles-educatifs-traditionnels/. Maria Montessori et la "découverte de l’enfant" : https://www.nomilk-today.com/wp-content/uploads/2015/11/extrait.pdf.


Par Emmanuelle Richner



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