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Les émotions au fil des âges de 18 mois à 4 ans

Mis à jour : avr. 13

Période accrue en besoins affectifs et de sécurité.

C'est une période de prise de conscience de soi où le jeune enfant s'individualise.


De 18 à 24 mois

Le jeune enfant peut avoir des manifestations de colère spectaculaires car il ne contrôle pas ses émotions. En effet il découvre les frustrations.

Il est possible d'observer les situations qui sont difficiles à gérer pour l'enfant et l'aider à s'y préparer. Tout d'abord vérifiez si les besoins physiologiques sont comblés comme la faim, la soif, la fatigue, la santé. Pour apprivoiser ses émotions l'enfant imite, il accède à la fonction symbolique.

Vous pouvez aussi utiliser des alternatives ; un objet transitionnel, un minuteur ou un imagier. Vous pouvez aussi lui offrir plusieurs choix qui vous conviennent.

N'oubliez pas que l'enfant assimile par tous ses sens pas seulement l'ouïe. Accompagnez la demande avec une sollicitation d'un autre de ses sens. Utilisez cet apprentissage par les sens avec la guidance verbale et tactile, tout en reformulant le vécu de votre enfant. Lâchez prise sur certains combats mais accompagné votre jeune enfant en l'aidant et en faisant avec lui pour l'encourager comme pour ranger ses jouets.

Les histoires et les jeux apaisent le jeune enfant. Pour le moment un sourire donné ou reçu signifie la joie. Des jeux sensoriels (sons de base, vibrations, bacs sensoriels, chansons douces...) peuvent aider l'enfant à se relaxer.


De 2 à 4 ans

Le jeune enfant explore le monde, il découvre. Il ressent beaucoup de peur et a besoin de sécurité, de repères, de rituels. Son imaginaire se développe et cré des menaces, des inquiétudes. Le jeune enfant vit intensément ses émotions.

Verbalisez-lui ce que vous constatez ; son monde, ses besoins et ses sentiments.

Vers 30 mois il exprime son émotion de la façon dont il se perçoit. Il prend peu à peu conscience de son comportement et de son environnement, il peut ressentir de la culpabilité.

Entourez votre enfant, rassurez avec bienveillance. Apportez-lui des visions positives de son environnement et de l'objet de sa peur, proposez-lui des moyens pour se sentir sécurisé par exemple une veilleuse pour la peur du noir.

L'enfant est sensible à l'expression des visages et il s'y fie. Peu à peu il comprend qu'être joyeux dépendent de nombreux facteurs et plus seulement du sourire.

Il verbalise ses frustrations et commence à les accepter. Il développe son empathie et sa compréhension de l'autre.

Des jeux de manipulations d'objets (toucher, transférer, malaxer), de construction, d'arts plastiques peuvent aider l'enfant à se détendre.


Vidéo d'un exemple d'enfants qui apprend à exprimer ses besoins grâce à la communication non violente de son père.


Pour des informations détaillées et scientifiques je vous propose de lire :

Le développement affectif chez l’enfant de Carolyn Saarni, Ph.D. : http://www.enfant-encyclopedie.com/emotions/selon-experts/developpement-affectif-chez-lenfant. Émotion, cognition et action motivée: une nouvelle vision de la neuroéducation de Gerardo Restrepo : https://static1.squarespace.com/static/520e383ee4b021a19fa28bf7/t/54f9d9eae4b0c234ce9b0a04/1425660394094/Restrepo2014.pdf. Neuroéducation : un changement dans les modèles éducatifs traditionnels : https://nospensees.fr/neuroeducation-un-changement-dans-les-modeles-educatifs-traditionnels/. Maria Montessori et la "découverte de l’enfant" : https://www.nomilk-today.com/wp-content/uploads/2015/11/extrait.pdf.


Par Emmanuelle Richner

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